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Retraite du médecin libéral : CARMF, ASV et années hospitalières sans rien perdre

Internat, remplacements, installation, secteur conventionnel, activité mixte à l'hôpital : la carrière d'un médecin traverse plusieurs régimes, et chacun calcule sa part. Voici comment fonctionne votre retraite, les erreurs que nous trouvons le plus souvent et les décisions à préparer.

Médecin libérale dans son cabinet

Les régimes de retraite d'un médecin

Un médecin libéral perçoit en général au moins trois pensions, souvent davantage s'il a eu une activité hospitalière.

La retraite de base des libéraux (CNAVPL)

Gérée par la CARMF pour le compte de la CNAVPL, elle fonctionne par points, acquis chaque année en fonction des cotisations versées sur vos revenus. Le taux est réduit s'il vous manque des trimestres, tous régimes confondus.

La retraite complémentaire de la CARMF

Un régime par points propre aux médecins, avec ses règles de cotisation et de liquidation. C'est une part importante de votre future pension.

L'ASV des médecins conventionnés

Les allocations supplémentaires de vieillesse concernent les médecins conventionnés. Leur financement est assuré en partie par l'Assurance maladie, et les droits dépendent de votre situation conventionnelle au fil des années.

Les régimes de vos périodes salariées

Internat, assistanat, poste hospitalier : ces périodes relèvent du régime général et de l'Ircantec. Elles s'ajoutent à vos droits libéraux et comptent dans le total de vos trimestres.

Le guide complet de la retraite des professions libérales

Les erreurs fréquentes sur le relevé d'un médecin

  • Les années d'internat et d'assistanat absentes ou incomplètes au régime général et à l'Ircantec.
  • Les remplacements des débuts de carrière, mal déclarés ou rattachés à la mauvaise année.
  • Les premières années d'installation, quand les cotisations ont été régularisées plus tard sans que les points suivent.
  • Les changements de situation conventionnelle, qui modifient les droits à l'ASV.
  • L'activité mixte, libérale et hospitalière la même année : on ne peut pas valider plus de quatre trimestres par an, et la coordination entre caisses est souvent imparfaite.
  • Les trimestres liés aux enfants et à la maternité, non déclarés à toutes les caisses.
  • Les périodes d'exercice à l'étranger ou dans l'humanitaire.
Exemple illustratif

Une médecin généraliste a effectué son internat à l'hôpital, quelques années de remplacements, puis s'est installée en libéral. Sur son relevé, deux années d'internat n'apparaissent qu'en partie au régime général, et une année de remplacements est absente des points de la CARMF. Sans correction, ces oublis réduisent à la fois son nombre de trimestres, donc son taux, et ses points de complémentaire : une perte qui se répète à chaque versement, pendant toute la retraite.

Situation type, présentée à titre d'illustration.

Comment vérifier votre relevé de carrière

Vérification ligne par ligne d'un relevé de carrière à la loupe

Les décisions à préparer avant de partir

Choisir votre date de départ

Chaque régime a ses conditions : le taux plein se calcule tous régimes confondus pour la base, mais la CARMF et l'ASV ont leurs propres règles. La bonne date est celle qui optimise l'ensemble, pas une seule caisse.

Combien de trimestres vous faut-il ?

Racheter vos années d'études

Les études de médecine sont longues et laissent souvent des trimestres manquants. Les années d'études supérieures peuvent être rachetées, dans la limite de 12 trimestres : une décision à chiffrer avant de signer.

Le rachat est-il rentable ?

Organiser la transmission de votre patientèle

Recherche d'un successeur, présentation à la patientèle, cession des parts d'une structure d'exercice : le calendrier de la transmission et celui de la retraite se construisent ensemble.

Continuer à exercer après la retraite

Beaucoup de médecins poursuivent une activité de remplacement ou une activité réduite. Le cumul emploi-retraite est possible, sous conditions : il faut connaître les règles avant de liquider.

Lever le pied progressivement

Depuis le 1er septembre 2023, la retraite progressive est ouverte aux professions libérales : vous percevez une partie de votre retraite en réduisant votre activité, sous conditions d'âge, de trimestres et de baisse de revenus.

Coordonner hôpital et libéral

Si vous avez exercé à l'hôpital, vos droits au régime général et à l'Ircantec se liquident séparément de vos droits CARMF. Il faut vérifier que chaque période est enregistrée au bon endroit, une seule fois.

Le bon calendrier pour préparer votre retraite de médecin

  1. Dès maintenant : vérifier votre relevé de carrière

    Téléchargez votre relevé tous régimes sur info-retraite.fr et contrôlez chaque année, en particulier les périodes salariées, les débuts d'exercice et les années de transition. Plus une erreur est repérée tôt, plus les justificatifs sont faciles à retrouver.

  2. Dix à cinq ans avant : construire votre stratégie

    Rachat éventuel, niveau de revenus des dernières années, la transmission de la patientèle, activité après la retraite : c'est la période où vos choix ont encore le plus d'effet sur votre future pension.

  3. Deux à trois ans avant : chiffrer vos scénarios

    Comparez plusieurs dates de départ, régime par régime : le taux plein, la décote ou la surcote, et le montant net de chaque pension. La date idéale n'est pas forcément la plus proche.

  4. Six mois avant : déposer votre demande

    Une demande unique en ligne sur info-retraite.fr vaut pour tous vos régimes. Elle doit partir d'un dossier déjà vérifié et corrigé, pour éviter une liquidation sur des données fausses.

Le Diagnostic Retraite™ pour les médecins

Vous nous confiez votre dossier, le cabinet fait le travail. Vous n'y consacrez pas votre temps de consultation.

L'audit protocolaire : reconstitution de toute votre carrière, hospitalière et libérale, caisse par caisse : régime général, Ircantec, CNAVPL, CARMF, ASV.

Le plan personnalisé : scénarios de départ chiffrés, intégrant rachat, transmission de la patientèle et cumul emploi-retraite.

La conciergerie : régularisations auprès de vos caisses et préparation de votre demande de retraite.

Questions fréquentes des médecins libéraux

Combien de retraites perçoit un médecin libéral ?

Au moins trois : la retraite de base des libéraux (CNAVPL), la complémentaire de la CARMF et, pour les médecins conventionnés, l'ASV. S'y ajoutent le régime général et l'Ircantec pour les périodes d'internat ou d'activité hospitalière.

Mes années d'internat comptent-elles pour la retraite ?

Oui. Les internes relèvent du régime général et de l'Ircantec : ces années donnent des trimestres et des points. Elles sont pourtant souvent incomplètes sur les relevés, d'où l'intérêt de les vérifier.

Peut-on continuer à faire des remplacements une fois à la retraite ?

Oui, dans le cadre du cumul emploi-retraite, sous conditions. Les règles applicables dépendent de votre situation au moment de la liquidation : elles doivent être étudiées avant de demander votre retraite.

Faut-il racheter ses années d'études de médecine ?

Pas systématiquement. Le rachat des années d'études supérieures, dans la limite de 12 trimestres, peut être rentable selon votre âge, vos trimestres et votre fiscalité. Il se calcule au cas par cas, et après avoir vérifié qu'aucun trimestre n'est simplement oublié.

Un médecin libéral peut-il partir en retraite progressive ?

Oui, depuis le 1er septembre 2023, la retraite progressive est ouverte aux professions libérales, sous conditions d'âge, de durée d'assurance et de baisse des revenus d'activité.

Votre retraite mérite le même soin que vos patients

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